Une botte de persil à Paris

Voilà maintenant deux semaines et demi que j’ai posé mes bagages et cartons dans la ville-lumière. Deux semaines durant lesquelles j’ai commencé à apprivoiser mon nouveau quartier, mon nouveau stage et ré-apprivoiser à nouveau globalement cette ville. En effet Paris ne m’est pas inconnue, j’y ai déjà vécu par le passé mais la mémoire à ses failles et m’en avait fait oublié ses atouts et inconvénients… Je ne vais pas faire ma « Française » à pester ici sur le métro, les bousculades du matin et du soir, le mauvais temps, qui par ailleurs est pourri presque partout etc. Non je vais vous raconter l’histoire d’une botte de persil.
dhrth

Quand j’ai commencé mes cartons et mes achats pour me rendre à Paris, j’avais exprimé une requête à mes parents: « Je veux une belle orchidée pour mon nouvel appart ». Maman Chaussette étant une main verte confirmée, c’est donc avec grand enthousiasme de voir sa fille intégrer le club botanique très fermé des Mains Vertes, qu’elle s’est empressée de m’offrir non pas une mais deux orchidées. Jusque là rien d’anormal étant donnée que ces végétaux ont déjà côtoyés mon quotidien et ces relations se sont – dans l’ensemble – plutôt bien passées. Une fois tous les cartons fermés et installés dans la voiture pour le trajet Lille-Paris je constate une anomalie de dernière minute présente dans le coffre. Mais que fait une botte de persil à côté de mes affaires? Maman Chaussette adore les plantes oui, mais de là à me faire un remake de Léon avec la petite Mathilda se déplaçant à droite à gauche avec son pot de fleur…ne poussons pas.

La route se fait, j’oublie le persil et j’emménage. Au fil de la journée les choses se mettent en place… et le persil aussi. C’est donc fièrement que trône une botte de persil empotée sur mon petit balcon déposé et arrosé délicatement en catimini par Maman Chaussette. Bah oui « Comme ça si tu veux cuisiner avec un aromate frais, c’est mieux ». Finalement il est sympa ce petit persil: Silencieux, mignon, pas emmerdant ou presque. C’était sans compter sur l’air frais et pur de Paris… Le lendemain mon petit persil tirait la gueule. Je lui demande pourquoi, je tente de communiquer mais rien à faire, il ne veut pas. Au fil des jour j’alterne car cet espèce de chameau lunatique va tantôt se siffler son eau en quelques minutes, tantôt ne pas faire baisser le niveau d’eau d’un millimètre. Alors je le noie, je l’assèche, je tempère mais toujours aucun résultat satisfaisant… il boude. C’est alors que le déclic se fait. Est-il en plein soleil la journée? Oui (quand il fait beau). Ma chère Maman Chaussette a -t-elle était trop optimiste quand à la pureté de l’air que respirait non-stop mon persil? Oui. Aurai-je dû me documenter afin de déplacer mon persil avant sa dépression? Oui. Autant de « oui » qui font que mon persil est en ce moment au service des soins intensifs dans un nouveau pot, à demi caché des rayons du soleil, recevant chaque soir une perfusion mesurée d’eau filtrée.
Je tente donc coute que coute de rentrer dans le club des demies Mains Vertes exclusivement réservés aux apprentis, s’attaquant uniquement au plantation en pot (afin d’éviter toute rencontre inopinée avec des invertébrés discourtois) ! Si un expert en persillade passe par ce blog, je suis preneuse de bons conseils!
Tout ça pour dire MERCI Maman Chaussettes pour ce petit persil qui me tiens compagnie. Je remplirai ma mission et mon petit persil vivra et survivra notamment au gros cul de copine A. qui a tenter de l’achever sans le vouloir…

Bisous Les Chaussettes !!!
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4 commentaires

  1. Bah écoute, mon persil n’a jamais été aussi beau que cet hiver, alors qu’on l’avait lâchement abandonné dans sa jardinière sur le balcon.
    J’en déduis qu »il n’aime ni le soleil, ni trop de chaleur 🙂
    A plus, Tistou les pouces verts !

  2. Ne t’en prends pas au,persil, il n’ est point coupable. Il demande surtout de l’attention,et un tant soit peu dhumidité, un peu de conversation et une petite caresse quotidienne. (Les plantes adorent discuter alors ne t’en prive pas)
    Rien de plus, et elle s’épanouira tout comme la chenille qui, sortie de son cocon s’ est transformée en un joli papillon
    Courage! courage ! tu es en bonne voie
    A+

Bla, bla, bla...

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